Figure emblématique de Bordeaux (ex-Blanquefort), Sarah Cambot a rejoint le club de Soyaux la saison dernière, pour rebondir après une saison compliquée avec son club de coeur. La milieu qui a débuté sur les terrains de football en club à l'âge de 15 ans, ne cesse de progresser d'année en année. Depuis la joueuse a gagné en expérience et peut enfin vivre de sa passion avec le club sojaldicien depuis la saison dernière. Pour cette fin de saison, on évoque de sa nouvelle aventure, de ces moments compliqués dans la carrière d'une joueuse et de son rôle au sein de son équipe.    Comment s'est passée ton arrivée à Soyaux ?  Vraiment très bien, l'accueil des filles et du coach, du staff ont été super. L’intégration s'est faite assez facilement, j'ai accroché tout de suite avec les filles. Le groupe vit bien et s'entend bien, les anciennes m'ont bien intégré dans le moule, ainsi que le coach et le staff. C'était important pour moi. A Bordeaux le groupe vivait bien aussi, mais quand tu changes d'équipe, c'est primordial d'arrivée dans une bonne atmosphère et que dans ta tête tu te sens bien. Moi je n'avais jamais changé de club avant Bordeaux (ex-Blanquefort, ndlr).   Comment s'est passé ton départ de Bordeaux à l'inverse ? Soyaux ce n'est pas très loin de Bordeaux et moi je voulais du temps de jeu donc il fallait que je change puisque ma dernière saison avec Bordeaux, j'avais participé aux 22 matches, je suis rentrée à chaque fois, mais ce n'était pas des grands temps de jeu et même si j'ai fait 6 ou 7 matches titulaires je crois [..]. Je voulais un peu plus et je me suis dit qu'il fallait peut être tenter un nouveau challenge et Soyaux m'a proposé un projet très bien, avec un coach qui a été très convaincant et qui m'a donné confiance [en moi]. Le challenge était tentant.   Est-ce que ton rôle à changé ? Tu avais un rôle différent de Bordeaux à Soyaux on a le sentiment ?  La dernière saison avec Bordeaux je suis souvent rentrée en numéro 10, c'est vrai. Quand j'ai eu le coach de Soyaux avant de signer, il a été très clair avec moi, le poste où il voulait me faire jouer c'était numéro 9, et c'était mon poste lors de ma première saison avec Bordeaux en D1. Pour moi, c'était une façon de repartir sur mon poste de base, même si j'aime beaucoup jouer 10 (sourire), on en avait discuté. C'est un poste que j'affectionne [numéro 10], mais maintenant ça me plait d'être numéro 9 et c'est mon poste de prédilection [quand j'ai joué ma première saison en D2 avec Bordeaux notamment].   On a l'impression que tu es passée d'un poste de milieu à distribuer le jeu, à le créer, à un poste plus offensif avec Soyaux ! Oui c'est exactement ça, à finir devant le but, à être dans la surface. C'était mon poste quand j'étais en D2 avec Bordeaux [numéro 9] et qu'on est monté en D1 et la deuxième saison, le coach m'a fait redescendre. Quand je rentrais - maintenant je peux le dire - plus en faux 9, qu'un 10, c'était pour épauler Carol [Rodrigues] en début de saison, qui jouait devant et sur la fin, pour épauler Nani [Nadjma Ali Nadjim].   Comment tu as fait pour t'adapter du système de jeu de Bordeaux, à celui de Soyaux ?  Ça a été clair dès le début avec le coach et les filles qui sont à côté de moi me permettent de jouer en tant que numéro 9, vraiment 9. Quand il y a Laura Bourgouin, Anna Clérac en numéro 10, au moins je peux jouer un cran plus haut. On peut également permuter avec ce système, Laura peut passer en 9, Anna aime bien faire des courses vers l'avant, maintenant qu'il y a Anissa il y a aussi une vraie numéro 10. C'est un complément de joueuses qui fait que tu me verras souvent décrocher, même en jouant numéro 9. Mais le temps de compenser, ça n'a pas été un gros chamboulement parce que mon poste de base c'est numéro 9.   Est-ce que tu as pensé dans un coin de ta tête à arrêter ? Je v...

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Dounia MESLI