En Argentine, une photo montrant les volleyeuses de Boca Juniors, championnes nationales, faisant une haie d'honneur aux footballeurs du club avant un match a crée une petite polémique sur Twitter.

La photo en question a été partagée sur Twitter par Maria Belen Potassa, attaquante de l'équipe d'Argentine. Et elle a fait réagir. En effet, comment l'équipe féminine de volleyball de Boca Juniors, championne d'Argentine, peut-elle être réduite à faire la haie d'honneur aux footballeurs avant que ces derniers ne rentrent sur le terrain ?

 

 

Les volleyeuses de Boca Juniors ne méritent-elles pas davantage de considération de la part des instances dirigeantes du club ? Maria Belen Potassa est bien placée pour poser cette question. Celle qui va disputer la Coupe du monde en France l'été prochain connaît bien le célèbre club de Buenos Aires. Elle a en effet porté 118 fois le maillot de Boca entre 2010 et 2014 et remporté six titres de championne d'Argentine. 

 

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Maria Belen Potassa : la voix des footballeuses en Argentine

 

Suivie par environ 7 300 personnes sur Twitter, la n°9 des Albiceleste est d'ailleurs une habituée des "coups de gueule". Celle qui a marqué plus de 300 buts dans sa carrière en Argentine a de nombreuses fois pointé du doigt le manque de considération de l'AFA (la fédération argentine) envers son équipe nationale féminine.

Et effectivement, on ne peut que lui donner raison. Les joueuses de l'équipe nationale, toutes amateurs, et qui s'entraînent moins de trois fois par semaine, ne perçoivent de l'AFA que de maigres primes (150 pesos argentins par jour pour chaque rassemblement, soit environ 3,50 euros...). De même, elles ne reçoivent aucune prime en cas de trophée gagné ou de qualification pour une Coupe du monde, comme ça a été le cas en avril dernier lors de la Copa America 2018, qualificative pour la Coupe du monde 2019 (l'Argentine avait terminé 3e).

Bref, au pays de Lionel Messi où le football est élevé au rang de religion, les footballeuses tout comme les volleyeuses ne bénéficient pas, loin s'en faut, des mêmes égards que les homologues masculins.

Arnaud Le Quéré