A un mois de la Coupe du Monde (7 juin - 7 juillet), Wendie Renard du haut de ses 108 sélections et de ses 20 buts en Bleue, a voulu envoyer un message fort en amont de cette compétition internationale. Si le foot masculin reste bien devant le foot féminin médiatiquement, beaucoup se retrouvent dans les valeurs que les joueuses démontrent sur le terrain, à l'inverse de leur absence chez certains joueurs. Pour Brut, la défenseure de l'équipe de France s'est exprimée à ce sujet et voudrait que les joueuses soient plus respectées dans ce milieu.

 

 

"Ah t'es une fille, tu joues au foot? Normalement les filles ça doit jouer à la poupée, ça doit rester à la maison ou ça doit faire à manger." dixit Wendie Renard en ouverture de cette interview.

 

Pour que les joueuses soient plus respectées

 

"On a franchi énormément de paliers en l'espace de 10 ans. Donc, je pense qu'à l'avenir ça va s'améliorer mais il y aura toujours des hommes, malheureusement, qui n'aimeront pas notre football donc c'est comme ça. Il faut aussi l'accepter mais moi je ne demande pas qu'on aime, je demande juste qu'on respecte ce qu'on fiat parce qu'on travaille, on se lève tous les matins comme les garçons pour aller s'entraîner, pour courir, on fait des fractionnés. On a une bonne hygiène de vie. On fait tout comme eux. Moi, même si je n'aime pas des sports, je ne vais pas juste salir parce que je n'aime pas en fait. Je respecte parce que la personne s'implique, la personne donne le maximum pour réussir, pour atteindre des objectifs. Donc moi je demande juste le respect." explique-t-elle à Brut.

 

Footballeuses ou footballeurs, pour elle,

il n'y a pas vraiment de différence.

 

"Il n'y a pas grand-chose qui change sauf que quand on regarde un match de foot, on va dire que c'est plus physique, que ça va plus vite. Alors que chez nous, on a plus tendance à jouer un peu plus au ballon, à poser le jeu, à être un peu plus élégante entre guillemets d'une manière générale mais, non après, il y a des attitudes aussi, où quand il faut aller au charbon, il faut aller au charbon. Donc nous, on ne calcule pas trop, c'est le sport avant tout. C'est sûr que sur le terrain, nous sommes des sportives de haut niveau et après, en dehors, nous sommes des femmes. Moi je dirais plus ça, le côté esthétique où il y a des femmes qui ne serait-ce même que pour jouer, se maquillent. Moi ce n'est pas trop mon cas parce que quand je rentre sur le terrain, avant tout, je veux gagner et je suis en mode guerrière donc après en dehors, oui, je suis une femme." a-t-elle tenu à conclure.

 

 

Photo : Ryszard Dreger

Dounia MESLI