Arrivée libre du Paris Saint-Germain à l'été 2025 après onze saisons passées sous le maillot parisien, Marie-Antoinette Katoto n'avait pas franchement bousculé les habitudes lyonnaises lors de sa première saison rhodanienne. Une adaptation en douceur, presque trop sage pour une attaquante habituée à truster les titres de meilleure buteuse du championnat de France.

Ce début de saison 2026-2027 raconte une tout autre histoire. Le 12 septembre, Katoto s'offre déjà un doublé face au Paris FC (7-1). Onze jours plus tard, à Genève, c'est un véritable feu d'artifice qu'elle allume sur la pelouse du Servette FC : un triplé retentissant lors de la démolition lyonnaise (8-0) en ouverture de la Ligue des champions féminine, portant son total à cinq buts en seulement quatre matchs toutes compétitions confondues.

Un réveil qui n'a rien d'un hasard. Son entraîneur, Jonatan Giráldez, a salué les progrès défensifs de son attaquante, preuve que la Française a également travaillé les aspects les moins spectaculaires de son jeu pour mieux s'intégrer au projet du technicien espagnol. Une évolution qui rend son efficacité offensive d'autant plus inquiétante pour les défenses adverses.

Provisoirement meilleure buteuse de la Ligue des champions féminine après cette entrée en matière fracassante, Katoto confirme qu'elle a bel et bien retrouvé l'appétit qui a fait sa réputation à Paris. Pour l'OL Lyonnes, en quête d'un neuvième sacre européen après l'échec cuisant de la finale perdue face au FC Barcelone (4-0) la saison passée, ce regain de forme tombe à point nommé.

Reste à savoir si cette dynamique tiendra sur la durée. Mais pour l'instant, une chose est sûre : les défenses adverses n'ont qu'à bien se tenir. Le réveil de Marie-Antoinette Katoto est brutal, et il pourrait bien faire trembler l'Europe du football féminin toute la saison.

AGAMAKOU Kossigan