Après France/Espagne (0-1) on a retrouvé le coach espagnol, Pedro Lopez, et la joueuse du match, Catalina Coll, en conférence de presse.

 

 

La gardienne - Catalina Coll
Félicitations pour votre victoire. Qu'est-ce que ça vous fait d'avoir sauvé ce penalty ?
c'est une vraie fierté d'avoir arrêté ce penalty, au final c'était soit une victoire, soit un match nul, en continuant à souffrir. Très très contente, j'ai pu arrêter ce penalty pour l'équipe. Fière du travail de l'équipe.

L'équipe avait six nouvelles joueuses, comment vous avez fait pour que les filles soient concentrées sur ce match ?
Non il faut dire qu'on a eu des matches difficile, contre les meilleures équipes du monde, il nous reste le Japon que nous avons déjà joué [et gagné 1-0] en phase de poule. On les connaît, on va vivre un véritable rêve. On avait jamais atteint la finale, c'est une fierté d'y arriver. Jouer la finale c'est un rêve, je crois qu'on va la gagner.

 

Coach - Pedro Lopez

Félicitations pour avoir atteint la finale
Merci. Comme vous pouvez bien vous en douter, on est très heureux d'avoir atteint la finale et de la manière dont nous l'avons atteinte. Après avoir joué des matches très difficiles où il est sûr qu'on nous a fait aucun cadeau. Les filles elles ont absolument tout donné si vous avez vu le match d'aujourd'hui. Je suis très fière d'elles.

Qu'est-ce que vous ressentez d'être en finale pour la première fois et de cette génération qui a tout gagné ?
A l'heure d'aujourd'hui j'arrive pas à réaliser sincèrement, je vis l'instant présent à toute vitesse. Je suis vraiment très étonné du rendement des joueuses et de ce qu'elles ont livré. On a du jouer quasiment 25 minutes avec une joueuse en moins, et la France a eu très peu d'occasions pendant cette période. Je suis ému, demain je pourrais commencer à penser à la finale et vous parlez de la finale mais là maintenant je me rends auprès de mes joueuses.

En première mi-temps on a vu que Patri Guijarro ne touchait pas beaucoup de ballons...
Oui en effet elle en a pas touchés beaucoup, je pense que de toute façon tout le monde connaît Patri Guijarro, c'est vrai que les adversaires nous rendent la tâche de plus en plus difficile, mais on a pu montrer qu'on avait des alternatives et donner de la continuité à notre jeu, sans non plus trop exploiter Patri Guijarro. Et il est clair que lorsqu'elle a des joueuses adverses autour d'elles, ça va démarquer d'autres joueuses et une fois de plus on profite d'une action arrêtée, sur une touche et ça nous a donné la victoire.

Comment va Aitana Bonmati ? On a vu que vous êtes allé la consoler sur le banc ?
Pour l'instant elle est inconsolable, pour une fille aussi jeune, être expulsée d'une demi-finale, et que ça te fasse rater une finale du championnat du monde, vous pouvez imaginer dans quel état elle est. En plus c'est une joueuse qui est très compétitive. Elle voyait ce tournoi comme la cerise sur le gâteau [après la finale U19 gagnée en 2017 et 2018].

Vous avez déjà joué contre le Japon, vous avez pu les observer pendant cette demi-finale. Comment vous allez préparer ce match ?
On a joué contre elles en phase de groupe, ce fut un match avec beaucoup d'intensité, beaucoup d'efforts, beaucoup d'organisation collective, qui nous donne une idée de ce qui va se passer lors du prochain match en finale. Avant tout on doit récupérer nos joueuses physiquement, parce que le Japon est un adversaire qui exige le maximum et j'ai besoin d'une implication collective de toutes les joueuses. On va essayer pourquoi pas de jouer nos cartes dans le but de soulever le trophée de la finale. 

Dounia MESLI