L'ancienne internationale du Paris Saint-Germain Aminata Diallo va comparaître devant le tribunal correctionnel. La juge d'instruction chargée du dossier vient de prendre cette décision, en même temps que pour six autres personnes impliquées dans l'attaque dont a été victime son ancienne coéquipière Kheira Hamraoui, en novembre 2021, à Chatou, dans les Yvelines.

 

Des indices jugés suffisants par la justice

Le soir des faits, Kheira Hamraoui avait été frappée à coups de barre de fer par deux individus, dans le bois de Boulogne. Les coups avaient été portés alors que la joueuse rentrait d'une soirée organisée par le PSG. Elle se trouvait alors à bord du véhicule conduit par sa coéquipière Aminata Diallo.

D'après l'ordonnance consultée par RMC, la magistrate estime que les éléments réunis contre Aminata Diallo sont suffisants pour la faire juger. Elle devra répondre de la complicité de violences volontaires, ayant entraîné une incapacité totale de travail ne dépassant pas huit jours, avec « usage ou menace » d'une « arme, en réunion et avec préméditation ou guet-apens ». La justice lui reproche notamment d'avoir donné les consignes permettant de commettre l'attaque. Elle devra également s'expliquer sur sa participation supposée à un groupement formé pour préparer un ou plusieurs délits punis d'au moins cinq ans de prison.

« Il n'y a absolument rien de surprenant dans cette décision, si ce n'est qu'elle intervient le lendemain de l'annonce de notre plainte contre le directeur d'enquête », a réagi auprès de RMC Me Romain Ruiz, l'avocat de la défenseuse.

 

Six autres personnes concernées par le dossier

Outre Aminata Diallo, la juge a ordonné le renvoi de six individus soupçonnés d'avoir pris part à l'affaire. Parmi eux figure César Mavacala, conseiller sportif de plusieurs footballeuses parisiennes, qui devra répondre de l'exercice illégal de la profession d'agent sportif.

Le parquet de Versailles précise que les six prévenus placés sous contrôle judiciaire conservent cette mesure, tandis qu'un mandat d'arrêt a été délivré contre le septième. La date de l'audience n'a pas encore été arrêtée.

 

Une affaire loin d'être terminée

Ce renvoi marque une étape importante, mais rien n'est encore définitivement acquis. Aminata Diallo, tout comme les six autres personnes concernées, bénéficie de la présomption d'innocence tant que le tribunal correctionnel ne s'est pas prononcé. Il appartiendra désormais aux juges du fond, lors du procès à venir, d'apprécier les preuves et de dire si les charges traduites en accusation sont établies. La date de cette audience, encore inconnue à ce jour, sera attendue avec attention par les deux parties.

 

Agbémégno DAGBOVI

Dagbovi Desiré