Le Ballon d’Or féminin 2026 a livré son verdict et, au-delà du sacre de l’Espagnole Alexia Putellas, cette édition laisse apparaître une réalité préoccupante pour le football féminin français. Longtemps considéré comme l’un des championnats de référence en Europe, l’Arkema Première Ligue peine désormais à rivaliser avec les grandes puissances du continent, comme l’Espagne ou l’Angleterre.
L’OL Lyonnes, principal représentant du football français sur la scène internationale, nourrissait de grands espoirs grâce à Melchie Dumornay. Auteur d’une saison de haut niveau, l’internationale haïtienne pouvait prétendre à une place parmi les trois meilleures joueuses du monde. Finalement, elle termine au quatrième rang, au pied du podium, laissant échapper une distinction qui semblait à sa portée.
Devant elle, Alexia Putellas, désormais sous les couleurs de London City Lionesses, s’adjuge le Ballon d’Or féminin 2026. La milieu espagnole devance la Polonaise Ewa Pajor du FC Barcelone, tandis que la Jamaïcaine Khadija Shaw, joueuse de Manchester City, complète le trio de tête.
Si la quatrième place de Melchie Dumornay constitue une performance remarquable, elle ne suffit pas à masquer le recul de l’influence française dans les distinctions individuelles et collectives. En effet, hormis l’OL Lyonnes, aucun autre club de l’Arkema Première Ligue n’est parvenu à se faire une place dans les différentes catégories récompensées. Aucun représentant n’apparaît parmi les candidats au titre de meilleur jeune talent, de meilleure gardienne, de meilleur entraîneur féminin ou encore de meilleur club.
À l’inverse, certaines formations européennes continuent d’imposer leur domination. Le FC Barcelone, notamment, confirme son statut de référence du football féminin mondial en plaçant cinq joueuses dans le Top 10 : Alexia Putellas, Ewa Pajor, Patri Guijarro, Caroline Graham Hansen et Clàudia Pina. Une présence massive qui reflète la compétitivité du championnat espagnol et la capacité du club catalan à attirer et développer les meilleures joueuses du monde.
Du côté lyonnais, plusieurs joueuses figurent néanmoins au classement final. Melchie Dumornay est la mieux placée avec sa quatrième position. Wendie Renard se classe 14e, Selma Bacha 20e et Caroline Weir 25e. Des résultats honorables, mais loin de l’époque où les joueuses de l’OL occupaient régulièrement les premiers rôles et dominaient les récompenses internationales.
Cette édition 2026 du Ballon d’Or féminin met ainsi en lumière le retard que semble accumuler l’Arkema Première Ligue face aux championnats anglais et espagnol, devenus les nouvelles références du football féminin européen. Le manque de représentants français dans les principales catégories et l’absence de joueuses tricolores sur le podium traduisent une concurrence de plus en plus difficile à suivre.
L’échec de Melchie Dumornay dans la course au podium et la faible visibilité des clubs français dans les différentes distinctions constituent un signal fort. Pour retrouver son rang parmi les meilleures nations du football féminin, l’Arkema Première Ligue devra rapidement renforcer son attractivité et sa compétitivité afin de ne pas voir l’écart se creuser davantage avec les championnats qui dominent aujourd’hui la scène mondiale.
Agbémégno DAGBOVI
Crédit Photo : Ballon d’Or
