Le 14 mars prochain, le Paris Saint-Germain et l’Olympique Lyonnais s’affronteront en finale de la Coupe de la Ligue féminine au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan. C’est une première : jamais cette compétition n’avait été organisée en Afrique. L’objectif est clair : donner une dimension internationale au football féminin français, renforcer les liens avec le continent africain et attirer de nouveaux publics. La Côte d’Ivoire a été choisie pour ses infrastructures modernes et son expérience dans l’accueil de grands événements. Pour le pays, l’enjeu est majeur : visibilité mondiale, retombées économiques pour le tourisme et l’hôtellerie, mais aussi un coup de pouce au développement du football féminin local.
Mais cette décision ne fait pas l’unanimité. Plusieurs groupes de supporters du PSG et de l’OL ont annoncé qu’ils ne feront pas le déplacement. Dans leurs communiqués, OL Ang’Elles et le collectif Féminines Paris dénoncent une organisation jugée irréaliste : voyage coûteux, démarches sanitaires complexes et délais trop courts pour préparer un déplacement en Afrique. Les Lyonnaises estiment qu’il est « impossible d’organiser un voyage dans ces conditions », tandis que les Parisiennes regrettent « une finale qui se jouera sans ceux qui suivent les équipes toute la saison ». Les critiques portent aussi sur le manque de communication autour de la compétition, déjà difficile à suivre pour une partie du public.
Ainsi, cette première finale de la Coupe LFFP en terre africaine risque de se jouer sans supporters français dans les tribunes. Une situation qui soulève des interrogations sur la visibilité de l’événement et sur la fidélisation du public autour du football féminin.

 

 

Agbémégno DAGBOVI