Dans le groupe F, la Nouvelle-Zélande est présentée comme la moins bonne des quatre équipes. Les Ferns (fougères) sont pourtant mieux classées que la Colombie au classement FIFA... Mais à l'approche du tournoi, peu d'indicateurs semblent présager une qualification des néo-zélandaises pour les quarts.

 

Ce qui frappe lorsque l'on regarde la sélection néo-zélandaise pour ce tournoi olympique, c'est l'expérience de cette équipe, la majorité des joueuses compte plus de 60 sélections (5 en compte 100 ou plus) et 13 d'entre elles étaient déjà présentes aux Jeux en 2012. Elles sont même 7 à avoir disputé les J.O de 2008 en Chine.

Cette expérience accumulée devrait être un gage de réussite pour cette équipe. Mais cette constance au haut niveau ne se traduit pas forcément par des résultats. Les Ferns n'ont par exemple jamais remporté de matches en phase finale de Coupe du Monde malgré quatre participations.

Leur seule victoire en tournoi international date justement des derniers JO en 2012 où la Nouvelle-Zélande avait battu le Cameroun. Une victoire qui leur avait donner accès au premier quart-de-finale de leur histoire, perdu contre leur premier adversaire dans ce tournoi 2016, les États-Unis.

Les chances de la Nouvelle-Zélande semblent pourtant minces dans un groupe aussi relevé. L'an dernier au Mondial, la Nouvelle-Zélande n'était pas parvenue à sortir de la phase de poules malgré un groupe ouvert (Canada/Pays-Bas/Chine). Aucune victoire et une quatrième place pour l'un des plus mauvais résultats des Ferns en Coupe du Monde. Une contre-performance confirmée cette saison au gré des matches amicaux où seule une victoire contre le Brésil en novembre dernier a été de nature à nourrir les espoirs néo-zélandais.

Cette position de challenger est peut-être un avantage même si le premier match face aux États-Unis s'annonce compliqué. Sur le plan offensif, la joueuse la plus en vue s'appelle Amber Hearn, l'une des meilleures buteuses de Bundesliga cette saison avec Iéna. A ses côtés Sarah Gregorius et Hannah Wilkinson seront également à surveiller pour les défenses adverses.

 

Abby Erceg : La capitaine jouera les verrous

La joueuse la plus expérimentée de cette équipe s'appelle Abby Erceg, capitaine des Ferns et présente en sélection depuis pratiquement une décennie. Dans l'axe de la défense, elle sera forcément mise à contribution contre des équipes qui brillent par leur potentiel offensif. Face aux États-Unis, elles croisera la route de joueuses qu'elle connaît par cœur.

En club, elle évolue au Western New York Flash dans la NWSL américaine. Le Flash, une équipe qui a réalisé un très bon début de saison avec notamment Abby Erceg titulaire dans la charnière du Flash.

 

Équipe de Nouvelle-Zélande – JO 2016

Gardiennes : Erin Nayler, Rebecca Rolls

Défenseures : Ria Percival, Anna Green, Abby Erceg (capitaine), Rebekah Stott, Ali Riley, Meikayla Moore

Milieux : Katie Duncan, Kirsty Yallop, Betsy Hassett, Katie Bowen, Annalie Longo

Attaquantes : Jasmine Pereira, Amber Hearn, Sarah Gregorius, Rosie White, Hannah Wilkinson

Hichem Djemai